Il était une fois…

Au cœur d’une forêt, aux couleurs chatoyantes de l’automne, dans un petit coin de terre du Québec, des petits chats sont nés et se retrouvent dans la forêt … Voici leur histoire….

L’été indien au Québec est une saison magique, unique aux yeux des humains mais ô combien dangereuse et portant de grands défis pour les petits animaux. Les bébés deviennent des plus vulnérables et leur survie est menacée quand, chaque jour, les prédateurs courent tous azimuts à la recherche de nourriture qui se raréfie de jour en jour. Pour certains, l’urgence de l’hibernation leur impose de faire de grandes réserves pour d’autres, il est juste question de survivre. Les grands animaux deviennent alors affamés et dangereux pour les plus petits d’entre eux. Chacun sait que l’arrivée des grands froids s’annonce à grands pas avec son lot de jours difficiles. Tout devient bon à se mettre sous la dent…Et c’est alors que des petits minous apparaissent une proie facile…

La maman chat le sait. Elle sait que vivre dans la nature à cette période est dangereux mais, parfois, la vie ne permet pas de choix.  Elle a donc mis bas ici dans cette forêt devenue, au fil des jours, austère et dangereuse. Elle sait, depuis deux mois qu’elle est ici, avec ses tout derniers enfants chats, que le danger se rapproche sans cesse de ses petits.

Mais tout ce temps lui a aussi permis de sonder le cœur des humains, ses voisins. Elle a vu une petite dame que tout le monde appelle la dame Marie et que cette dame avait un cœur bon.  Certains matins, cette dame lui avait déposé du lait chaud dans une écuelle aux abords de sa maison.

Après une nuit terrifiante au cours de laquelle les coyotes se sont approchés des maisons et rapprochés de ses petits, aussi proches qu’elle avait pu entendre leur souffle haletant en tremblant de tout son corps, prenant son courage à  4 pattes,  elle décide, au petit matin, d’apporter alors un à un ses bébés dans sa gueule, de les déposer dans un buisson, tout près de la maison de cette dame.  Maman chat s’était éloignée de ses petits, restant néanmoins aux aguets à surveiller et à prier pour ses petits. Sa prière fut exaucée. Dame Marie, s’affairant dehors à la mise en hivernage de ses dernières fleurs, entend les miaulements plaintifs et affamés des chatons dans le fourré,  se dirige vers le bruit et trouve alors les chatons. Ce spectacle lui sert le cœur et sans plus attendre, elle se précipite dans sa maison et leur ramène à manger. Les chatons se jettent sur le lait qu’ils lapent  goulûment, se rappelant ainsi le bon lait chaud de leur maman.

Le manège dure ainsi plusieurs jours. La dame Marie espère chaque jour en la venue de la maman mais de cette mère chat, il n’en est plus, il ne peut plus y avoir.  La Maman chat, au cœur déchiré a confié ses bébés à la Vie et s’en est allée, du moins il faut l’espérer.  La vie des chats obéit à ses propres règles.

Un beau jour, Dame Marie se rend à l’évidence, la maman chat ne viendra plus. Les 7 petits minous sont bien là, recroquevillés les uns sur les autres, pour se tenir chaud.  Les premières neiges arrivent, le froid commence à s’installer. Un beau matin, Dame Marie trouve les petits avec le frimas sur leur pelage. Elle les accueille alors dans sa maison. Elle sait bien qu’elle ne peut garder 7 bébés chats même si elle les trouve tous adorables et mignons. Ses 3 chats vieillissants ne voient pas forcément d’un bon œil l’arrivée de ces 7 petits invités plein de vie et de jeux.  Elle fait appel à ses amis, ses connaissances. 2 châtons sont  adoptés mais les jours passent et elle doit se rendre à l’évidence que 5 petits chats, c’est beaucoup. Il va lui falloir du temps, plus de temps et elle sait, elle devine que du temps, ces petits êtres n’en ont pas beaucoup devant eux… Elle ne veut certainement pas les remettre dehors à la bonne fortune de la vie. Elle sait que par le temps qui court, de bonne fortune il n’y a pas pour des petits êtres sans défense.

C’est ainsi qu’un beau matin, elle décide de conduire les 5 chatons restants au refuge des animaux, non loin de chez elle. On lui a dit et redit, cet endroit est ce qu’il y a de mieux pour les animaux. Il s’agit d’un endroit accueillant qui soigne les animaux blessés, ouvre ses portes aux animaux abandonnés pour les confier ensuite à des familles au cœur bienveillant.

Voici alors nos bébés chats dans une cage enfermés. Le cœur serré, Dame Marie leur tourne le dos, les larmes aux yeux. Elle sait qu’elle ne peut faire plus pour eux. Les chatons ne comprennent pas bien ce qui se passe mais ici, pour l’instant,  Il y fait chaud, il y fait bon. Leurs ventres deviennent vite tout ronds même si de maman, ils n’ont plus.  Leur vie a bien changé, leurs jeux plus difficiles. Ils ne peuvent plus jouer à cache-cache dans les grandes herbes. Le saute chats est encore possible mais sans élan.  Des bruits inquiétants d’autres animaux souffrant ou pleurant les glacent de peur. Heureusement, ils sont tous ensemble et se tiennent chaud, resserrés de par leurs cœurs autant que de dans leur torpeur.  Cette période de transition est heureusement de courte durée car ils reprennent vite du poil de chat ! De misérables, les voici devenus adoptables. La vie orchestre tout à la perfection. Le refuge organise justement deux journées de portes ouvertes pour favoriser les adoptions des derniers bébés trouvés de l’été indien. L’hiver arrivant, le refuge a besoin de place pour accueillir le cortège hivernal des animaux sans abris, transis. Chaque année, c’est ainsi.

Et c’est alors que les chatons voient défiler devant eux, tout plein de paires d’yeux, sont parfois sortis  parfois de leurs cages pour aller  de bras en bras. Ils reçoivent des câlins qui éveillent, à chaque fois, un espoir mais les laisse de suite en chagrin, dès qu’ils sont reposés à terre. Et la valse n’a de cesse durant toute la journée.  Ils sont jaugés, comparés, ornés de belles qualités ou parfois parés de vilains mots difficiles à entendre.  Certains d’entre eux trouvent des bras et des cœurs ouverts et repartent avec leur nouvelle famille. A la fin de la 1e journée, il en reste 2. Durant toute la nuit, leurs cœurs battent fort dans le questionnement des si. Eh oui les animaux aussi ont des craintes, la crainte de ne pas être aimé, abandonné, de rester là sans amour, dans l’attente d’un foyer où ils seraient aimés et où ils sauront aimer en retour. Le cœur de la petite sœur bat fort, très fort, son frère le sait, le ressent, il la connait trop bien. Il sait son naturel inquiet depuis le départ arrivé bien trop tôt de leur maman. De plus, les humains les ont affublés de noms de catastrophes telles « tornade » et « tsunami ». Quelle idée ! Tous deux  craignent que les humains dans leurs peurs, leurs superstitions redoutent de les accueillir dans leur demeure au risque que leur vie ne tourne au cauchemar… Qui souhaiterait une tornade ou un tsunami dans sa vie à moins de voir plus loin que l’apparence et de voir le symbolisme de ces évènements dans la renaissance, la reconstruction…  Le cœur du frère et de la sœur battent à l’unisson et se promettent alors d’unir leur destinée à jamais. L’un ne partira pas sans l’autre ou l’autre sans l’un.

Voilà que la famille Bonheura passe par là, s’arrête à la SPCA. Il n’en faut pas plus que cela pour que les cœurs se retrouvent, que les âmes se rencontrent…  Et c’est ainsi que la famille Bonheura s’agrandit avec la venue de ces 2 petits êtres réunis qui s’ouvrent à la vie. La famille a bien entendu l’appel des cœurs de ce duo devenu inséparable et les a accueillis les bras grands ouverts, le cœur grand ouvert. L’adoption de l’un n’était pas envisageable sans l’autre… Tout le monde l’a bien ressenti jusqu‘à une dame qui avait décidé d’adopter le petit frère, s’agrippant presque à lui, le cachant dans son manteau et qui, soudainement, l’a redéposé dès qu’elle entendit que nous ne voulions pas séparer le frère de la sœur.

Une nouvelle page de l’histoire de la vie s’écrit ici… Ah j’oubliais les noms catastrophes se sont transformés en Simba et Nala, un roi et une reine de la jungle du pays imaginaire de Mr Disney ! Peut être l’histoire de Simba et Nala auront une autre page…. Nous vous partagerons notre Bonheur de les avoir accueillis dans notre vie !

La ZOOTHÉRAPIE

Nous profitons de cette histoire pour vous parler d’un thème qui nous tient à cœur : la Zoothérapie.

Et si les animaux avaient le secret du bonheur……

Le duo Humain Animal existe depuis longtemps. Et voici maintenant, que l’on parle d’animal thérapeute au naturel.  Depuis quelques années, on parle alors de zoothérapie. Les bienfaits du contact avec les animaux ne sont plus à démontrer.  Les gens s’épanouissent avec les animaux. Ceux-ci apportent un bien être psychologique et physiologique, fait scientifiquement démontré. De belles initiatives dans la vie quotidienne voient ainsi le jour tels les bars à chats, où les gens viennent caresser, câliner les animaux. La  ron-ron thérapie diminuerait le stress.  A Montréal, vient d’ouvrir un bar à chiens pour  «réunir les chiens en manque d’affection humaine et les humains en manque d’affection animale».

Il y a aussi des interventions plus ciblées mises en place par des Associations de Zoothérapie auprès d’institutions plus spécialisées, des hôpitaux, des écoles. Les animaux possèdent tant de qualités qui font d’eux des aidants naturels. On parle plus communément de chiens et de chats mais il ne faut pas oublier les chevaux, les dauphins et tant d’autres animaux encore…. Tous publics sont concernés, les personnes en perte d’autonomie, autant que celles qui présentent des troubles d’apprentissage, du comportement, du langage ou des troubles envahissants du développement…L’animal amuse naturellement et procure rapidement du plaisir, favorisant ainsi les échanges affectifs et crèe une relation réciproque avec l’homme.

Alors, si côtoyer un animal permet d’augmenter le niveau de sérotonine, l’hormone du Bonheur…. Qu’attendons-nous pour adopter les animaux abandonnés en quête d’amour ?

En échange de Bonheur que donne inconditionnellement l’animal, donnons-lui de l’Amour, faisons lui une place dans notre vie….. Et la vie sera plus belle !

 

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